Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 15:24

     Lorsque que l'on traverse ces deux forêts, on ne peut passer à côté de gros chênes ou frênes que l'on voit un peu partout. Cependant un sylviculteur restera surpris par le fait qu'en dehors de ces gros bois qui font plaisir à regarder, il n'y a rien. On trouve bien sur du taillis mais très peu de petits chênes, merisiers ou frênes,...ce qui pose un sérieux problème pour l'avenir de ces massifs.

En résumé, si l'on prélève tous les ans 1800 m3 de bois, et que l'on ne fait rien pour régénérer cette forêt, un jour ou l'autre tout sera épuisé. Nous avons cependant une chance inouie, contrairement aux énergies fossiles nous pouvons reconstituer une forêt mais il faut avant tout résoudre ce problème de manque de régénération à sa source.

     Il y a certainement plusieurs facteurs limitant la régénération mais le principal reste incontestablement la surabondance de gibier tel que le  chevreuil mais aussi le cerf. Les nouveaux engins forestiers qui ne creusent plus trop en forêt grace à des pneus très larges et basses pressions sont aussi en partie responsables, ils tassent les sols qui restent très fragiles sur nos stations.

 

    Mesures prises pour pallier à ce problème:

 

    Tout d'abord, il est exclu de penser qu'il sera réalisé des coupes rases ce qui serait une catastrophe. Nous ne prélevons que 15 m3 par hectare et ne passons que 200 hectares par an sur les deux massifs. Soit, nous ne passons dans chacune des parcelles que tous les 10 ans.

     Il est difficile d'imaginer les bûcherons et les débardeurs pour des volumes aussi faibles par rapport à la surface parcourue et pourtant...

     Nous ne pourrions donc pas vendre de coupes sur pied, nous ne trouverions aucun acheteur potentiel. C'est donc pour cela que nous réalisons les coupes en régie.

 

    Le principe de la coupe en régie est simple, nous organisons par nos propres moyens l'exploitation, une fois les bois débardés, nous classons les bois par essence et par qualité. Puis le tout est vendu à une vente groupée par soumission sous pli cacheté.

 

     On trouve pour chaque essence différentes qualités, qualité A, B, BC, C voir D, en fonction des défaults et du diamètre.

 

     Suite à une récente étude, si l'on prend l'exemple du chêne, on connait désormais son accroissement annuel et grace à un inventaire statistique réalisé en 2005 pour une forêt et en 2007 pour l'autre, on connait donc le volume de chêne produit par an par la forêt. Ce qui nous permet de dire même si lorsque l'on circule à proximité des bois abattus et que l'on a l'impression d'avoir pillé la forêt, que tous les ans nous capitalisons la moitié de ce que l'on coupe. (ceci est en fonction d'un inventaire statistique et reste à prendre avec des pincettes sur l'exactitude mais il est certain qu'il y a capitalisation).

 

     Il y a plusieurs intérêts à la capitalisation. Tout d'abord, étant donné notre problème de régénération, on repousse ce souci et ceci nous permet de mettre en place des moyens pour régénérer mais il y a aussi le fait que plus un bois est gros plus il gagne de l'argent et ceci sur des laps de temps de plus en plus brefs.

Explications:

Voici pour exemple une station où nous avons relevé les circonférences et qualités en 2007 puis ajouté l'accroissement qu'ils prendront jusqu'en 2017. Vous pourrez juger par vous même de ce que gagneront les bois  si on les laisse sur pied.

 

 

 

Pour autre exemple voici un arbre exeptionnel vendu en 2007:

 

En conclusion de cette première grande partie, nous devrions dans les années à venir avoir moins d'arbres mis en vente bord de route mais de plus gros volumes par pieds qui se vendront donc plus cher.

Il faut donc tant qu'un arbre pousse bien le laisser sur pied.

 

 

 

Nous voici donc dans la deuxième partie, une fois l'exploitation terminée, nous passons donc en éclaircie le taillis avec pour objectif de créer des ouvertures afin de faciliter la régénération. Nous passerons donc ensuite régulièrement observer s'il y a de l'évolution. S'il y en a, nous procéderons au dégagement et nous aiderons ces futures tiges très précieuses.

S'il n'y en a pas, nous planterons dans les ouvertures, et nous suivrons de la même manière ces plants installés.

Le soucis reste les dégats de gibier mais notre fermeté nous permettra de planter sans protection dans l'avenir.

Un GPS sera utilisé pour retrouver les plants.

 

La création de cloisonnements se fait, petit à petit pour obliger le passage des engins dans ceux ci et éviter le tassement. D'autre part, l'acces est plus facile pour atteindre les plants à dégager.

 

Pour le problème de la chasse, nos exigences ne permettent pas de louer la chasse à un prix élevé, le souhait des propriétaires étant d'obtimiser les revenus forestiers.

Depuis cette année, nous mettons en place un inventaire de consommation avec l'aide du CRPF, celui ci nous permet désormais de se rendre compte si les populations ont tendance à s'accroitre ou diminuer.

Un article sera prochainement dédié à cette étude IC.

 


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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /Sep /2007 05:43

Pour être franc et clair, il n'existe aucune protection de plants efficace contre le cerf en dehors de la carabine et de chasseurs sylviculteurs.
Les protections de 180cm se retrouvent couchées et le plant détruit, les engrillagements sont très couteux et une fois le trou fait par un renard, le sanglier suit, puis le chevreuil, pour terminer avec la biche. De plus le suivi régulier d'un engrillagement demande du temps et sa duré de vie n'est pas éternelle.
Nous avons donc planté avec des protections de 120 cm; la première année de dégagement, nous avons dégagé très fort: catastrophe.
Cette année, un passage au mois de septembre avec un sécateur et une scie ARS montre que la ronce freine sérieusement le cerf.
Il suffit juste de sectionner les ronces sans les enlever sauf si elles gênent la tête du plants. Il faut vraiment laisser une barrière végétale au cerf. De plus le plant cherchera à monter plus rapidement vers la lumière.
Affaire à suivre...

Sur la photo ci dessous, le merisier a été très abrouti mais le chêne issu de régé naturelle sur sa droite était sous la ronce et lui est intact.


DSCF0586.JPG


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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 18:26
Voici les grandes règles de sylviculture que nous essayons de mettre en oeuvre sur les deux forêts:

Récolter les arbres de gros diamètre et/ou des arbres médiocres ou dépérissants.

Respecter la majorité des petites tiges

Veiller à la régénération par trouées et en mosaïque.

Il faut donc suivre attentivement le développement des petites tiges et de la régénération.

Ainsi qu'intervenir souvent dans l'éclaircie du sous étage.

PICT0044.JPG

(Ici travaux de marquage de taillis avec dégagement de semis.)


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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 17:44
Les massifs forestiers d'Epernay et d'Enghien se situent à proximité de la commune d'Epernay dans le département de la Marne (51).
Ils représentent une surface totale de 1800 ha (1000 ha Indivision de Talhouet Roy et 800 ha Groupement forestier  d'Enghien).

L'objectif  principal est un rendement financier aussi élevé que possible, compatible avec la recherche d'une production soutenue et avec une bonne reconstitution de la productivité des massifs.

Compte tenu  des stations de l'environnement économique, la meilleure voie, sans négliger les autres semble être la production de bois d'oeuvre de haute qualité, de chêne mais aussi de chataignier, frêne,merisier,...

La chasse est très subordonnée à cet objectif prioritaire et doit surtout concourir à réduire les dégats faits à la flore (présence de grands cervidés.) PICT0193.JPG
Par Trigueiro-Pires Alexandre
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